De la maquette haute fidélité à l’usage réel
La fidélité, aujourd’hui, ce n’est pas seulement le pixel. C’est le comportement, les états, et ce qui se mesure une fois le produit ouvert.

Un écran « final » n’est pas un produit fini
Pendant longtemps, haute fidélité voulait dire : ombres, typo, icônes, comme en production. Ça rassure en présentation. Ça ne dit rien des transitions, du chargement, ni d’un appel qui échoue.
Sur la téléconsultation AYILE, le sujet n’est pas le cadre vidéo. C’est le lien depuis le dossier, sans installer une app côté patient, et le rappel qui arrive au bon moment. Ça ne se voit pas sur une planche statique.
Le comportement fait partie de la fidélité
États, timing, messages d’erreur, ce qui reste à l’écran quand on revient : c’est le produit. Un design system utile documente ces états, pas seulement les couleurs.
Quand on a un catalogue de composants qui se comporte déjà correctement, le gap entre maquette et code se réduit. Moins de « ce n’est pas ce que j’avais en tête ».
Vérifier dans le réel
Un usage se mesure. Pas forcément avec un data warehouse. Un export PDF effectivement envoyé au client. Un taux de débriefs remplis le jour J. Un envoi d’argent dont le destinataire connaît le montant avant que ça parte.
Sans ça, on itère au goût. Avec ça, on itère sur ce qui coince.
Ce qu’on fait concrètement
On prototype en code les flux où le comportement compte. On garde une bibliothèque d’états documentés. On ne déclare pas un écran « ready » s’il n’a ni vide, ni erreur, ni retour.
La suite de la conception, ce n’est pas plus de fidélité visuelle. C’est plus de fidélité à ce que les gens font vraiment.

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